Essayer De Ne Pas Rire 2014 Jeep

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La semaine dernière, le scandale éclatait : la France allait remplacer ses vieux Peugeot P4 par des Ford Ranger ! Scandale chez les bien pensants jamais à court d’idée pour se ridiculiser : « quoi Môôôssieur, on achète pas français ? ». Pire encore, cette information, qui n’en était pas une, se retrouva aussitôt reprise dans tous les médias comme si le pire était arrivé, et comme si notre industrie nationale venait de prendre un sérieux coup dans l’aile avec la perte de ce contrat de 1000 exemplaires.

Je me suis d’abord tenu à l’écart du débat tellement je le trouvais ridicule. Et puis je me suis dit qu’il était bon de remettre les pendules à l’heure. Car si je ne suis pas un expert militaire, j’ai fait parti de ceux qui ont servi sous les drapeaux, et pu fréquenter divers véhicules militaires ou en comprendre leurs missions. Je n’ai cessé depuis, ayant apprécié mon passage dans l’Armée Française et ayant comme vous le savez une certaine passion pour la chose automobile, de me tenir informé des différents matériels utilisés dans nos régiments. C’est donc, sans être expert, avec une certaine connaissance du monde militaire que je me suis mis en tête d’écrire ce billet, afin de d’éclairer la lanterne de ceux qui, à la lecture de la presse, se sont dit : « ben oui quoi, pourquoi n’ont-ils pas acheté français ? ».

Les Hotchkiss ? Des Jeep Willys fabriquées sous licence américaine !

Commençons par le commencement. Puisque certains poussent des cris, en croyant (par ignorance, bêtise, ou manque de curiosité) que justement nos p4 étaient purement français, alor parlons  franchement de la Peugeot P4. Sachez tout d’abord qu’elle remplaçait les vieilles Jeep Hotchkiss qui, comme leur nom l’indique, n’étaient que des copies conformes fabriquées sous licence en France de la bonne vieille Jeep Willys. Chacun sait qu’encore plus à l’époque que maintenant nos constructeurs nationaux n’étaient pas les champions du 4×4, et quand il fallut lui trouver un successeur, on fut bien embêté. Pour réponde à l’appelle d’offre, Citroën proposa son interprétation de la Volkswagen Iltis (lire aussi :Volkswagen Bombardier Iltis) sous le petit nom de C44, tandis que Peugeot s’offrait le projet Mercedes, prévu à l’origine pour l’armée iranienne, puis condidat malheureux face au Iltis en Allemagne, sous le nom de P4 (lire aussi : Peugeot P4). Le P4 sortit vainqueur, mais si l’assemblage final du moteur (de 504) et de la boîte de vitesse (de 604) se faisait en France, à Sochaux d’abord puis à Marolles en Hurepoix chez Panhard (alors filiale militaire de PSA), les caisses elles venaient bien directement d’Autriche, où elles étaient fabriquées en collaboration avec Steyr Puch (lire aussi :Mercedes Classe G).

Bref, on l’a vu, si le P4 a laissé un souvenir impérissable aux bidasses, il n’avait rien de franco-français. Depuis, les P4 ont beaucoup vieilli, mais surtout, l’armée a changé de format. Lors de la conception et de la fabrication de cette Peugeot militaire un poil teutonne, notre armée étaient encore taillée pour la confrontation avec l’Armée Rouge dans les grandes plaines de l’Est, nécessitant chars et infanterie « à l’ancienne ». Avec la chute du mur, l’armée de Terre a vu ses missions changer, et ses effectifs fondre avec le passage à l’armée de métier. Désormais, le champs d’action de nos militaires est multiple, et l’ennemi totalement différent. Les besoins en matériels ont donc eux aussi évolué !

Le P4 était un engin de liaison aux capacités tout-terrain dans une grande organisation (régiment, brigade, division, corps d’armée, armée) d’afrontement de masse. Aujourd’hui, les missions sont tellement variées qu’elles entraînent le besoin non pas d’un remplaçant, mais de plusieurs. L’armée de Terre, consciente des nouveaux risques, n’a pas attendu pour parer au plus pressé, et depuis 2006, Panhard, devenue filiale de Renault Trucks entre temps (qui n’appartient pas à Renault, mais au suédois Volvo), a livré plus de 1500 PVP (petit véhicules protégés), sorte de 4×4 blindé offrant une bien meilleure protection que le P4 (la guerre ayant changée, le risque de mine, d’attentats suicides ou autres roquettes tirées de derrière une fenêtre a considérablement augmenté en « opex »). Le PVP, bien français donc, est produit à Marolles en Hurepoix comme l’était le P4 avant lui, et la dernière tranche du contrat a été livrée en 2014. A ses côtés, et pour d’autres missions, existe aussi le VBL (lire aussi : Panhard VBL), qui bien que vieillissant, remplit encore parfaitement son rôle.

Le PVP produit par Panhard (Renault Trucks Defense)

Pour certains besoins plus spécifiques, l’Armée Française s’est équipée de Land Rover Defender (336 exemplaires) dont les dernières livraisons datent de 2010. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu les mêmes âneries qu’aujourd’hui lorsque le choix du Defender a été fait. Pour d’autres raisons stratégiques, l’armée a aussi fait le choix du Renault Sherpa Light qui remplace pour partie les P4 et pour l’autre les VLRA de chez ACMAT (qui quitteront définitivement le service actifs en 2018, lire aussi : Acmat VLRA). Il est donc faux de dire que le Ford Ranger choisi dernièrement remplace totalement les P4. Le renouvellement a déjà commencé depuis longtemps, avec des produits français (quand c’était possible) ou étrangers (comme le Land Rover Defender), en fonction des besoins.

l’armée française dispose de plus de 300 Defender bien anglais !

Revenons d’ailleurs au Ranger. Il s’agit surtout pour lui d’assumer les missions de transport et de liaison, et d’assumer le besoin en véhicules légers de l’armée. Le vieillissement « prématuré » (si j’ose dire vu leur grand âge) des P4 a conduit l’armée à réagir en urgence. Pour les avoir connu en 2000 (id est il y a 15 ans pour les réfractaires au calcul mental), ils étaient déjà rincés alors que j’étais dans un régiment opérationnel et stratégique, je n’ose donc pas imaginer l’état dans lequel ils sont aujourd’hui. Pour ces missions, outre la question du budget, il fallait un véhicule léger (exit donc les Sherpa de Renault Trucks Defense, ou les PVP blindés), performant, économe, avec des aptitudes au franchissement, et capable d’emporter armes, bagages et munitions, pour un poids d’au moins 1 tonne. Qui connaît un peu l’automobile sait que les constructeurs français n’ont pas ça en catalogue.

Le Sherpa de chez Renault, une alternative trop lourde pour remplacer totalement les P4

L’urgence de la situation réclamait 1000 véhicules disponibles très rapidement. Les choix « français » ? Le Duster de chez Dacia/Renault, pas adapté, et fabriqué au choix en Roumanie, Colombie, Brésil, Inde ou Russie (pour le côté français on repassera), tout bonnement moins performant que le Ranger, et adaptée au « monde militaire » par Poclain Etupes aux capacités industrielles limitées ; le Berlingo de Citroën, enfin, qui lui passe par les mains expertes de Nedey, à Montbelliard pour qu’une transmission intégrale lui soit greffée, aux capacités de production elles aussi limitées. Bref, même si les véhicules avaient répondu aux besoins, et au budget, quid de la capacité à fournir 1000 véhicules en urgence ?

Le Duster proposé par Poclain Etupes (image: France 3)

Enfin, depuis bien longtemps déjà, les marchés publics ne sont plus soumis à une obligation tacite ou officielle « d’acheter français », et nos policiers et gendarmes roulent, au gré des appels d’offres, en Ford ou en Subaru Impreza. Le cas des Subaru de la Gendarmerie est d’ailleurs assez éloquent puisqu’au moment de l’appel d’offre, l’Impreza semblait correspondre aux besoins. Mais lorsque les problèmes ont commencé à apparaître et qu’il a fallu les remplacer, c’est finalement Renault, enfin force de proposition compétitive avec la Mégane RS, qui a emporté la mise. Tout est donc une question d’adaptation du produit à la demande.

Quand au Ford Ranger, il a pu remporter ce contrat grâce à sa capacité à répondre aux demandes de l’armée en terme de besoins (charges utiles, capacité de franchissement, économie, performance, et budget), mais il a aussi profité de son prochain relifting (en 2016) : il était facile pour Ford d’offrir un prix intéressant puisque son modèle, remodelé l’an prochain, allait subir une inévitable baisse des ventes. Il n’est jamais rentable pour un constructeur d’avoir des lignes de production qui tournent lentement, et des stocks immobilisés sur parc ou en concession.

En bref, il semblerait qu’une fois de plus, le sacro-saint « achetez français, sauvez l’industrie française » ait aveuglé bien des élus et nombre de journalistes avides de sensationnalisme. Il faut cependant plus de temps, une fois la tempête passée, pour rétablir la vérité. Au final, nos industries militaires comme Renault Trucks (qui réunit Panhard General Defense, Renault Trucks Defense et Acmat) ne sont pas oubliées lorsque leur offre est pertinente. Et depuis longtemps déjà, des matériels et véhicules étrangers sont utilisés dans nos armées lorsque le besoin n’est pas comblé par nos industriels (nos avions ravitailleurs et nos Awacs sont des Boeing -américains-, on utilise des Embraer -brésiliens- ou des Casa -espagnols- depuis belle lurette dans notre belle armée de l’air).

Maintenant, imaginez le en camouflage « centre europe » ou en version « Daguet »…

La conclusion que j’en tire, c’est que, à la lecture de tous les articles parus sur le sujets, ressortent souvent les dirigeants de Poclain Etupes, qui, se sachant en difficulté pour les tranches suivantes de renouvellement du parc P4, tentent de mobiliser l’attention et de susciter l’émotion en jouant sur la corde sensible en période économiquement trouble. Et que les journalistes, soucieux de trouver de l’information sensationnelle ou émotionnelle, ont joué le jeu sans forcément creuser plus loin le sujet. Adieu P4, on t’aimait bien, mais vraiment là c’était plus possible, fallait que tu nous quittes, qu’on roule en PVP, Defender, Sherpa ou Ranger ! Amen !

PS : le Ford Ranger est fabriqué en Argentine, Thailande, et Afrique du Sud, mais pas au Etats Unis, où il n’est pas vendu sous cette forme. Le design et l’ingénierie de ce modèle ont été réalisés par Ford Australia… Le Ranger ? Américain ? Pas plus que le Duster n’est français en somme !

A lire aussi: http://theautomobilist.fr/ford-ranger-garde-a-vous-15860

[EDIT 15/05/2014] Je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de cet article extrêmement bien écrit qui résume tout: http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/05/desesperer-montbeliard-par-jacques.html

[EDIT IMPORTANT 16/05] Je vous encourage à lire les commentaires avant toute chose (NDLR)

Quelques petites précisions bienvenues dans la discussion, issues des propositions ou contre-arguments parus dans les commentaires (lire les commentaires si vous êtes étonnés qu’on puisse parler de Ducato ou de Ford hors Ranger):

Les Fiat Ducato:

– ils sont produits au même endroit que les Boxer et Jumper, par une société commune à PSA et Fiat, mais gérée par Fiat (SevelSud) dans le sud de l’Italie…

– en contrepartie (et même si Fiat s’en est désengagé), SevelNord (filiale de PSA), produit des Fiat Doblo, des Toyota ProAce, des Experts et des Jumpy…

Les Ford (Europe, pas le Ranger):

  • disposent de boîtes de vitesse produites à Blanquefort dans une filiale commune avec Getrag (oui oui !) de 980 salariés (ca compte)
  • – disposent de moteurs de la gamme DW et DV produits en France à Trémery (de plus de 3000 salariés)

L’usine de Tremery justement, évoquée par certains:

  • il s’agit d’une filiale à 100 % de PSA, qui vend (oui oui vend) des moteurs à Ford donc, mais aussi Jaguar, Land Rover, Volvo, Mitsubishi et Mini/BMW (enfin, le contrat a été rompu récemment).
  • Quand un moteur sort de l’usine, il est facturé au constructeur, quel qu’il soit !

La Française de mécanique:

  • elle fabrique des moteurs pour Peugeot et Renault, essentiellement essence !

Concernant le Duster:

  • il ne s’agit pas d’un Renault au sens propre: si sa conception s’en rapproche, il a été conçu et dessiné en Roumanie, à Pitesti. Il est de plus en plus proche d’une intégration à 100 % de ses composants en Roumanie. Dacia et parfois Renault envoient des pièces détachées dans les usines qui l’assemblent ailleurs dans le monde sous la marque Renault, en Russie, Colombie, Inde, Chine, Brésil, et Maroc.

Le Berlingo:

  • il est lui aussi produit à l’étranger, au Portugal et en Espagne. Il passerait pour presque français, mais de nombreuses pièces détachées dans le groupe PSA peuvent venir aussi bien d’Amérique du Sud que de France (y compris pour les modèles fabriqués en France).
  • sa conception 4×4 est réalisée par Dangel en Alsace, mais la société n’a pas les capacités de produire 1000 ex d’un coup. Les Berlingo arrivent d’Espagne, sont transformés en Alsace puis ensuite envore envoyé chez un autre sous-traitant (Nedey) pour être militarisés. Un mécano industriel qui empêche une réponse dans les délais.

La rénovation des P4:

  • elle est estimée à 27 000 euros par véhicules, sur les chaînes de Panhard, sans pour autant leur donner un avantage particulier si ce n’est celui de durer. Et Panhard n’a pas les capacités de faire cela rapidement sur 1000 ex.

La solution d’un Classe G, évoquée elle aussi ?

  • pourquoi pas, mais actuellement produit en Autriche (Chez Steyr Magna), en des versions orientés luxe, à des tarifs prohibitifs.
  • lorsque le P4 est sorti, Mercedes/Puch fabriquait des G « rustiques », ce qui n’est plus le cas
  • ce serait un cache misère que de « refaire la même manip » qu’avec le P4: une façon de se rassurer en se disant qu’on produit français.

Les autres propositions évoquées ?

  • 4007 ? Produit au Japon, inadapté à la demande, pas au catalogue de l’UGAP, trop cher…
  • PVP ? Trop blindé et lourd pour les missions demandés, déjà en service pour les autres missions spécifiques, français mais fiabilité aléatoire (« Petit Véhicule Pourri » comme il est surnommé. Actuellement en cours de fiabilisation chez Panhard pour la dotation actuelle, donc pas la capacité de produire à nouveau rapidement.
  • Land Rover: pas français (mais moteurs français, produits à Tremery justement chez PSA), mais le Defender vient d’annoncer sa retraite..; Dommage, la solution préférée des militaires !
  • Sherpa: Trop lourd comme pour le PVP, trop cher.
  • Acmat ALTV: l’idéal pour la mission, mais trop cher. Et rappelons le, s’il est fabriqué à Saint Nazaire, il dérive d’un Nissan Navara (châssis et moteur). Coût unitaire: 45 000 euros, soit près de 20 000 de plus que le Ranger
  • VBL: performant, mais lourd, et de conception ancienne, Panhard n’en fabrique plus.
  • quand aux propositions farfelues comme le 3008 Hybrid 4 roues motrices (en fait ce n’est pas un 4×4), qu’il soit au catalogue de l’UGAP n’implique pas qu’il soit adapté aux besoins.

La question du « yakafautkon »

  • la question du remplacement des P4 est connue depuis longtemps des militaires, qui malheureusement n’ont que peu de prise sur les Lois de Programmation Militaire (LPM), et n’ont pas attendu pour commencer à remplacer leur parc de P4 vieillissant.
  • L’augmentation des Opex (opérations extérieures) soumet le matériel à des épreuves qu’il n’était pas sensé subir lorsque les LPM successives ont été votées. Entre l’Afghanistan, le Mali, la Lybie (pour l’aviation), Daesh (pour l’aviation et la marine), et toutes les missions d’assistance ou de coopération internationales, les matériels, et notamment les P4, sont soumis à rude épreuve. Sans compter Vigipirate. La LPM prévoyait le maintien en activité des P4 jusqu’en 2020 (la production a commencé en 1982, et on en met actuellement 600 ex au rebut par an… Bientôt, on pourra vraiment parler de fantassins)
  • Vigipirate parlons-en justement. C’est sans doute salutaire, ou seulement un message envoyé, mais cela explique que vous voyiez des P4 sur les trottoirs de Paris. Mais sachez, comme me l’a indiqué le toujours très renseigné Dabe, que l’armée doit louer à prix d’or des véhicules civils pour ses opérations Vigipirate : d’où l’achat de véhicule en urgence (qui reviennent moins cher in fine).
  • A force de croire qu’on peut jouer à la grande puissance en diminuant le budget et les effectifs, on arrive à ces commandes d’urgence. Et rappelez-vous : l’armée a changé de format, et n’est plus à l’heure des commandes massives comme au temps où l’armée de Terre par exemple représentait 350 000 hommes. Aujourd’hui c’est 100 000. Déjà que dans les années 80, Peugeot, pour un contrat de 12 000 véhicules, n’a pas voulu construire un 4×4 spécifique et s’est appuyé sur Mercedes, alors rendez-vous compte pour un contrat de 5450 en 3 tranches (1000, 2450 et 2000), réparti sur dix ans.
  • Rassurez-vous cependant : la vente de Rafale à l’Egypte, à l’Inde et au Qatar, va permettre à notre industrie aéronautique (Dassault) d’embaucher, tout en n’obligeant pas l’Armée de l’Air à réceptionner et payer des Rafales à partir de l’année prochaine. Au prix de l’oiseau, ce sera une certaine bouffée d’air pour nos armées et leurs besoins en matériel « au jour le jour », ou moins stratégiques.
  • Concernant les Rafale : contrairement à ce que la presse a souvent dit, ils n’ont pas mis 30 ans à se vendre, puisque sortis des chaînes et devenant opérationnels dans l’Armée de l’Air qu’à partir de l’an 2000. Entre temps, il est devenu l’avion de chasse le plus moderne ayant connu l’expérience du feu (et de la maintenance qui va avec), prouvé son efficacité, remplaçant 7 types d’appareils différents, polyvalent donc, et bénéficiant enfin de conditions économiques et diplomatiques favorables : baisse de l’euro le rendant enfin compétitif, et baisse de confiance dans les USA qui conduisent de nombreux pays à souhaiter s’armer ailleurs (je vous passe le cours de géopolitique). Là encore les journalistes n’ont rien compris à l’affaire. D’ailleurs, la vente des Rafales au Qatar le 4/05 (pour un montant de 6,3 milliars d’euro) a fait moins de bruit que l’achat le 6/05 de 1000 Ranger de chez Ford pour un montant de 27 millions d’ euros (prix catalogue non négocié, mais vu l’urgence et le volume de la commande, tablons plutôt sur 25 millions, mais je chipotte). Pour info, le Typhoon concurrent fermera ses chaînes de production en 2018, faute de clients, et le F35 américain coûte les yeux de la tête, n’est toujours pas au point. Quant aux F18, ils commencent à dater hein (et je parle même pas des Sukhoï).
  • Concernant les navires de type BPC (évoqués dans les commentaires) : sans commenter la décision politique de ne pas les livrer à la Russie, cela reste d’excellents bâtiments, et pour qui s’intéresse un peu aux matériels militaires, ils pourraient trouver preneurs (même si on empêchera pas une certaine perte financière sans doute).

Pour ceux qui voulaient une conclusion moins légère mais qui me semblait évidente, je répondrai par le proverbe bien connu : « on peut pas vouloir le beurre, l’argent du beurre, et le cul de la crémière ».

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